{"id":140,"date":"2019-01-30T12:47:12","date_gmt":"2019-01-30T11:47:12","guid":{"rendered":"http:\/\/joshhammerlj.com\/?p=140"},"modified":"2025-03-27T21:48:41","modified_gmt":"2025-03-27T20:48:41","slug":"140","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/joshhammerlj.com\/?p=140","title":{"rendered":"La disparition \u00e9trange d\u2019H\u00e9l\u00e9na Folsk \u2013 Partie 4"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-audio\"><audio controls src=\"https:\/\/joshhammerlj.com\/wp-content\/uploads\/2019\/01\/Partie-4-HF.m4a\"><\/audio><\/figure>\n\n\n<p>Je suis frigorifi\u00e9. Je ne sens plus mes jambes, elles sont ligot\u00e9es. Mon agresseur a retir\u00e9 quelques v\u00eatements, seuls mon maillot et mon pantalon me couvrent du froid. Je me r\u00e9veille dans une pi\u00e8ce \u00e9trange. Un lit rouill\u00e9, une armoire ab\u00eem\u00e9e dans un coin, et du sang sur le mur. Le sol est humide, des flaques d&rsquo;eau sont visibles, l&rsquo;eau s&rsquo;infiltre.<\/p>\n<p>Je suis attach\u00e9 au plafond, la t\u00eate en bas. J&rsquo;ai encore du mal \u00e0 voir les choses clairement, ma vision est trouble. La pression que j\u2019exerce sur la corde en me balan\u00e7ant peut la faire c\u00e9der. Elle n\u2019est pas r\u00e9sistante, je pense que la personne qui me retient ici souhaite que je me lib\u00e8re. Je commence \u00e0 balancer mon corps de gauche \u00e0 droite, les liens craquent. Quelques se-condes suffisent et je tombe, mes mains amortissant le choc. Je saigne, \u00e0 cause des bouts de verres cass\u00e9s au sol. Mes effets personnels ont disparu, mon t\u00e9l\u00e9phone ainsi que mon portefeuille. Je ne connais pas l&rsquo;endroit o\u00f9 je me trouve. Une lumi\u00e8re provient de l&rsquo;ext\u00e9rieur par une petite ouverture sur le haut du mur en pierre, il fait jour. J&rsquo;examine scrupuleusement la pi\u00e8ce, je commence par l&rsquo;issue principale. Elle est verrouill\u00e9e avec un cadenas et une cha\u00eene. Impossible d&#8217;emprunter ce chemin, l&rsquo;ouverture en haut du mur est trop petite, je ne peux me hisser.<\/p>\n<p>J&rsquo;ouvre la porte d\u2019une armoire, un tas de fringues entass\u00e9es. Sur l\u2019\u00e9tag\u00e8re du haut, une petite cl\u00e9 pos\u00e9e, avec un petit message sur un bout de papier : \u00ab cette cl\u00e9 te m\u00e8nera vers la lumi\u00e8re du soleil \u00bb. Quelqu&rsquo;un joue avec moi ? Je l\u2019ins\u00e8re dans la serrure du cadenas, elle ne correspond pas. Il y a aussi, dans la pi\u00e8ce, un vieux lit us\u00e9. Le matelas est tach\u00e9, une puanteur s\u2019en d\u00e9gage. Je le soul\u00e8ve, je le jette au sol. Sous le lit, une trappe, je d\u00e9place le sommier en ferraille. Je me faufile par la trappe et je me retrouve dans une salle sem-blable, des carreaux blancs rectangulaires au mur, et des tuyaux d&rsquo;\u00e9vacuations rouill\u00e9s. Je peux aller plus loin, la porte est ouverte. J&rsquo;arrive dans le hall principal, au bout je vois une grille, comme dans un h\u00f4pital psy-chiatrique. Les acc\u00e8s aux chambres se suivent, j&rsquo;aper\u00e7ois une borne d&rsquo;accueil, quelqu&rsquo;un devait \u00eatre post\u00e9 ici, en tant que gardien. Il surveillait sans doute les entr\u00e9es et sorties des cellules ainsi que les lecteurs de cartes donnant acc\u00e8s au b\u00e2timent.<\/p>\n<p>J&rsquo;aper\u00e7ois l&rsquo;ombre d\u2019une personne qui attend tout au fond du couloir. Je continue de marcher, j&rsquo;entends des cris, des personnes qui hurlent \u00e0 la mort. C&rsquo;est s\u00fbrement mon imagination, rien de tout cela n\u2019est r\u00e9el bien s\u00fbr. J&rsquo;arrive pr\u00e8s de la borne d&rsquo;accueil, l&rsquo;ordina-teur est allum\u00e9. L&rsquo;ombre a disparu&#8230; Des cam\u00e9ras filment tous les compartiments du b\u00e2timent, les chambres, et les \u00e9tages. Je vois un homme attach\u00e9 dans l&rsquo;une d\u2019entre elles. Room vingt-cinq, le syst\u00e8me me donne des instructions :<br \/>\u00ab Please, insert your security card to unlock the room. \u00bb<br \/>Il me manque la carte de s\u00e9curit\u00e9, un plan est pos\u00e9 sur le bord. Je recherche l\u2019endroit o\u00f9 elle pourrait se trouver. Le vestiaire des employ\u00e9s au troisi\u00e8me \u00e9tage ? Le gardien doit avoir un casier personnel, c&rsquo;est ma seule chance. Une brochure m&rsquo;indique le nom de cet h\u00f4pital \u00ab\u00a0Institut Psychiatrique Edward George\u00a0\u00bb. J&rsquo;arrive devant un ascenseur de service, je vais \u00e9viter de le prendre par crainte d\u2019y rester coinc\u00e9&#8230; L&rsquo;alimentation g\u00e9n\u00e9rale est faible, un voyant affiche son \u00e9tat. Dans ce cas, seuls les \u00e9l\u00e9ments importants au fonctionnement de l&rsquo;\u00e9tablissement restent actifs. Un syst\u00e8me de protection, pens\u00e9 par un architecte, qui garantit le verrouillage des salles pour \u00e9viter l&rsquo;\u00e9vasion des patients en cas de coupure de courant.<\/p>\n<p>J&#8217;emprunte l&rsquo;escalier de service, il y a plusieurs \u00e9tages, je vais devoir faire un peu de sport. Il fait sombre et mon c\u0153ur palpite. Je grimpe les marches une \u00e0 une. Je suis presque au deuxi\u00e8me \u00e9tage. Sur le panneau d&rsquo;information, il est inscrit : \u00ab Room Vingt \u00e0 vingt-Neuf \u00bb. Je d\u00e9cide de m&rsquo;arr\u00eater \u00e0 cet \u00e9tage, de-vant cette chambre vingt-cinq, l&rsquo;homme ne bouge pas, il est endormi. Je frappe sur la porte \u00e9quip\u00e9e d\u2019un carreau, le bruit ne le r\u00e9veille pas. Des cordes le main-tiennent accroch\u00e9 au lit, il ne pourra pas bouger de si-t\u00f4t. Je vais devoir l\u2019aider. Une porte claque, \u00e0 quelques m\u00e8tres de moi. Une personne se pr\u00e9cipite en direction de l&rsquo;escalier, elle s&rsquo;enfuit. Une longue cape sur le dos, et un masque sur le visage. J\u2019arrive dans la salle de repos, cette m\u00eame personne a investi les lieux depuis un moment, un stock de nourriture, des bo\u00eetes de conserve, des bouteilles d&rsquo;eau. Des bougies sont allum\u00e9es, une cigarette vient juste d&rsquo;\u00eatre \u00e9teinte. J&rsquo;ai d\u00fb s\u00fbrement l\u2019effrayer, elle me sous-estime, je ne vais pas abandonner. Si je suis ici, c&rsquo;est s\u00fbrement li\u00e9 \u00e0 mon enqu\u00eate. Un magn\u00e9tophone est pos\u00e9 sur une petite table&#8230; Je lance la lecture.<\/p>\n<p>\u00ab Aujourd&rsquo;hui, je suis au bord du gouffre, cet homme que j&rsquo;ai enferm\u00e9 dans la chambre vingt-cinq doit mourir. Il a fait du mal \u00e0 ma famille, et il l\u2019a d\u00e9-truite. Cela fait maintenant plusieurs mois qu&rsquo;il est maintenu en vie, je lui donne \u00e0 manger tous les jours, il a le droit \u00e0 des s\u00e9datifs, car la nuit il me fait peur. Il hurle et m&#8217;emp\u00eache de dormir&#8230; Ce journaliste, qui se m\u00eale de mes histoires, doit dispara\u00eetre \u00e9galement. Je suis \u00e0 deux doigts de me faire arr\u00eater. J&rsquo;ai peur, et personne ne comprendra pourquoi j&rsquo;ai agi ainsi&#8230;\u2009\u00bb<br \/>Des seringues et des bouteilles d&rsquo;alcool sont pos\u00e9es sur la table, cet inconnu se drogue pour oublier les mauvais souvenirs&#8230;<\/p>\n<p>Les casiers dans la salle de repos sont vides. Un vrai d\u00e9sordre, des papiers arrach\u00e9s, les poubelles sont renvers\u00e9es. Il faut absolument que je trouve le casier du garde. Un seul est ferm\u00e9, dans le fond de la pi\u00e8ce, et il est verrouill\u00e9 par un cadenas. J\u2019ai trouv\u00e9 une pe-tite cl\u00e9 dans l\u2019armoire, je la sors de ma poche. Elle rentre dans la serrure, je la d\u00e9verrouille. Sur la porte arri\u00e8re, j\u2019aper\u00e7ois une photo. Une petite fille qui fait de la balan\u00e7oire, avec un sourire \u00e9clatant. Un ours en peluche, avec un petit ruban autour de son cou : \u00ab joyeux anniversaire ma ch\u00e9rie \u00bb. Les v\u00eatements de cet homme sont usag\u00e9s, une paire de chaussures, une blouse blanche, je fouille dans les poches de son pantalon. La carte de s\u00e9curit\u00e9 est introuvable. Dans le ca-sier se trouve aussi un vieux coffre. Elle est dedans, je vais pouvoir m&rsquo;en servir pour d\u00e9sactiver le dispositif de s\u00e9curit\u00e9 qui bloque l&rsquo;ouverture de la chambre vingt-cinq. Un vieux t\u00e9l\u00e9phone portable \u00e0 clavier coulissant. Un mod\u00e8le, d\u00e9but des ann\u00e9es deux mille. La batterie est recharg\u00e9e, il n\u2019est pas l\u00e0 par hasard. Il capte le r\u00e9-seau, j&rsquo;essaye de composer un num\u00e9ro. Impossible, les appels sortants sont d\u00e9sactiv\u00e9s. Seul un appel entrant peut fonctionner. Je re\u00e7ois une notification, un mes-sage : \u00ab Dossier cinq cent vingt dans la salle des ar\bchives \u00bb. Une histoire, des r\u00e9v\u00e9lations, des documents ainsi que des preuves pour poursuivre mon enqu\u00eate. Je ne vais pas n\u00e9gliger ce nouvel indice. Mais cela peut \u00eatre un pi\u00e8ge de mon agresseur, pour m&rsquo;attirer dans ce lieu. Je redescends au terminal de s\u00e9curit\u00e9, je passe la carte dans le lecteur.<br \/>\u00ab Confirmez la d\u00e9sactivation du dispositif de s\u00e9curit\u00e9 en appuyant sur la touche entrer du clavier. \u00bb<br \/>Je valide, des lumi\u00e8res rouges clignotent, toutes les portes s&rsquo;ouvrent. Les t\u00e9moins sur les serrures sont verts. Je vais pouvoir lib\u00e9rer le prisonnier.<br \/>J&rsquo;approche de la chambre vingt-cinq, j\u2019aper\u00e7ois des traces de sang sur le sol, une tra\u00een\u00e9e qui part vers l&rsquo;ex-t\u00e9rieur. Plus personne&#8230; l\u2019homme a disparu. Un plan de l&rsquo;\u00e9tablissement est pos\u00e9 sur le lit. Quelqu&rsquo;un a en-tour\u00e9 avec un feutre la salle des archives. Quelqu\u2019un souhaite que je m&rsquo;y rende absolument&#8230; Un bruit d&rsquo;ex-plosion retentit, et derri\u00e8re moi des bouts de verre de la fen\u00eatre qui vient d&rsquo;\u00eatre fractur\u00e9e. La porte se ferme, je vois cet homme devant moi et il me regarde droit dans les yeux&#8230; Ses bras sont ab\u00eem\u00e9s. Le sang coule, il va mourir ici. Il s&rsquo;\u00e9croule au sol, il prononce quelques mots :<br \/>\u00ab Fuyez cet endroit, elle vous traquera jusqu&rsquo;au dernier souffle de votre vie. \u00bb<br \/>Je prends son pouls, aucun battement, il est mort. Cet homme, je l&rsquo;ai vu sur la photo. Il ressemble forte-ment \u00e0 Logan. Il \u00e9tait retenu enferm\u00e9 depuis quelques mois. Mais de qui parlait-il ? D&rsquo;H\u00e9l\u00e9na ? Ou d&rsquo;une autre femme qui m\u2019est encore inconnue \u00e0 ce jour dans mon enqu\u00eate. Pour approfondir mes recherches, je vais avoir besoin de ce dossier Cinq cent Vingt. Je suis proche de la v\u00e9rit\u00e9, cette histoire doit \u00eatre connue des habitants et le (ou la) coupable emprisonn\u00e9e.<br \/>Une alarme se d\u00e9clenche.<br \/>\u00ab Verrouillage de s\u00e9curit\u00e9, quittez l&rsquo;\u00e9tablissement avant la fermeture d\u00e9finitive des portes. \u00bb<br \/>Le terminal affiche un compte \u00e0 rebours ainsi que la sortie la plus proche pour les employ\u00e9s. Vingt-quatre heures, avant de rester d\u00e9finitivement prisonnier dans ce trou \u00e0 rat. Le temps est compt\u00e9, je vais devoir me d\u00e9p\u00eacher. Je synchronise les donn\u00e9es sur le t\u00e9l\u00e9phone, les minutes restantes sont entre mes mains\u2026<\/p>\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Je suis frigorifi\u00e9. Je ne sens plus mes jambes, elles sont ligot\u00e9es. Mon agresseur a retir\u00e9 quelques v\u00eatements, seuls mon maillot et mon pantalon me couvrent du froid. Je me r\u00e9veille dans une pi\u00e8ce \u00e9trange. 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