{"id":157,"date":"2019-02-01T06:58:38","date_gmt":"2019-02-01T05:58:38","guid":{"rendered":"http:\/\/joshhammerlj.com\/?p=157"},"modified":"2025-03-27T21:48:41","modified_gmt":"2025-03-27T20:48:41","slug":"la-disparition-etrange-dhelena-folsk-partie-5","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/joshhammerlj.com\/?p=157","title":{"rendered":"La disparition \u00e9trange d\u2019H\u00e9l\u00e9na Folsk \u2013 Partie 5"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-audio\"><audio controls src=\"https:\/\/joshhammerlj.com\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/Partie-5-HF.m4a\"><\/audio><\/figure>\n\n\n<p>Cette femme \u00e9tait dangereuse pour la soci\u00e9t\u00e9. Elle \u00e9tait tomb\u00e9e dans le cercle vicieux de la drogue et de l&rsquo;alcool, depuis que son mari avait obtenu la garde de ses enfants. Chaque jour, la police la r\u00e9cup\u00e9rait au bord de la route, ivre morte, et sous l&#8217;emprise de l\u2019h\u00e9ro\u00efne. Son corps \u00e9tait rempli de cicatrices. Avec un cutter, elle se taillait les veines, la peau. Une col\u00e8re, la rage de vouloir se suicider pour oublier ses moments difficiles.<\/p>\n<p>\u00c0 la suite de multiples arrestations. Elle \u00e9tait dans l&rsquo;obligation de se faire suivre par un m\u00e9decin, un psy-chiatre. Elle agressait les femmes enceintes, qui se promenaient tranquillement dans la rue, les insultait. Officiellement elle \u00e9tait reconnue folle. Elle fut incar-c\u00e9r\u00e9e pendant des ann\u00e9es. Lors du dernier jugement, ses proches \u00e9taient pr\u00e9sents. Ses enfants \u00e9taient effondr\u00e9s, en larmes, et d\u00e9truits, ils ne la reconnaissaient plus. Comment avait-elle pu commettre autant de d\u00e9lits en quelques mois \u00e0 peine ? Emprisonn\u00e9e dans le p\u00e9nitencier le plus proche o\u00f9 elle ne resta que quelques jours, elle restait seule, ne participait \u00e0 aucune des activit\u00e9s. Elle ne mangeait que tr\u00e8s peu, se laissant mourir de faim et de soif. Elle avait le droit de voir ses proches, une fois par semaine dans le parloir. Personne ne lui rendait visite, m\u00eame pas son ex-mari ni ses fils. Les m\u00e9decins avaient remarqu\u00e9 des traces sur son corps, des \u00e9critures sur le mur de sa cellule. C&rsquo;\u00e9tait du sang, elle \u00e9crivait avec ses doigts des mots incompr\u00e9hensibles&#8230; Ils \u00e9taient intervenus \u00e0 temps, elle se vidait de son sang. Il y avait une mare, au sol, proche de son lit. Elle devait quitter ce lieu, c&rsquo;\u00e9tait trop pour elle, l&rsquo;h\u00f4pital psychiatrique c&rsquo;\u00e9tait la seule solution pour la prot\u00e9ger. Le transfert vers l&rsquo;Institut Psychiatrique Edward George en quelques heures seulement. La prison d\u00e9gradait son \u00e9tat de sant\u00e9, son moral, d\u00e9j\u00e0 qu&rsquo;elle \u00e9tait fragile.<br \/>Trois janvier deux mille quatorze, sa premi\u00e8re jour-n\u00e9e dans l&rsquo;institut psychiatrique. Elle avait trente-cinq ans. Quelques jours plus tard apr\u00e8s son int\u00e9gration, elle avait retrouv\u00e9 une attitude sereine. Les m\u00e9dica-ments contenaient sa d\u00e9mence, son envie de suicide. Elle r\u00e9ussissait \u00e0 nouer des liens avec des personnes plus \u00e2g\u00e9es. La journ\u00e9e, elle \u00e9tait assise dans le canap\u00e9 \u00e0 regarder des vieux articles de presse. Des articles sur sa carri\u00e8re, des photos sur sc\u00e8ne, et lors des tournages de films. Elle regardait la t\u00e9l\u00e9vision, de temps en temps, pour occuper la fin de journ\u00e9e et le soir elle \u00e9crivait \u00e0 ses petits enfants. Joshua avait quatre mois. C&rsquo;\u00e9tait le dernier petit gar\u00e7on n\u00e9 de la famille, les deux autres sont plus \u00e2g\u00e9s. Erwan avait deux ans et Loris cinq ans. Elle attendait d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9ment une r\u00e9-ponse, un dessin lui aurait fait plaisir, mais les lettres ne devaient pas \u00eatre donn\u00e9es ou finissaient s\u00fbrement \u00e0 la poubelle. Et surtout ! Son mari Logan ne souhaitait plus entendre parler d&rsquo;elle\u2009! Elle pleurait durant la nuit, elle avait pour seul espoir de retrouver un jour ses enfants&#8230; Vingt-Sept janvier deux mille quatorze, vingt-quatre jours apr\u00e8s, un homme lui rendait visite. Son beau-fr\u00e8re, il avait sur lui des photos de famille, Michael passait lui d\u00e9poser. Le sourire aux l\u00e8vres, ils discut\u00e8rent pendant des heures, mais elle prenait surtout des nouvelles. C&rsquo;\u00e9tait la seule personne qui pouvait lui en fournir. Avoir des photos de ses petits c&rsquo;\u00e9tait la plus belle chose qui la raccrochait \u00e0 la vie. Une fois par semaine, elle pouvait profiter de ses moments. Des liens s\u2019\u00e9taient nou\u00e9s entre eux, peut-\u00eatre une histoire d&rsquo;amour, ou seulement d&rsquo;amiti\u00e9. Mais personne ne pouvait confirmer cette hypoth\u00e8se. Les m\u00e9decins l&rsquo;avaient gu\u00e9rie gr\u00e2ce aux traitements. Ils \u00e9taient m\u00eame favorables pour son retour en milieu carc\u00e9ral. Durant la suite de son s\u00e9jour \u00e0 l&rsquo;institut, et avant sa disparition aucun autre rapport n\u2019avait \u00e9t\u00e9 \u00e9crit.<\/p>\n<p>Vingt-Deux f\u00e9vrier deux mille quatorze, l&rsquo;alarme incendie se d\u00e9clencha dans tout le b\u00e2timent. On \u00e9va-cua patients et employ\u00e9s qu\u2019on rassembla dans la cour principale. Les extincteurs automatiques \u00e0 eau au plafond s&rsquo;\u00e9taient activ\u00e9s afin de limiter la propagation du feu qui se situait dans le sous-sol de l&rsquo;\u00e9tablissement. Le syst\u00e8me de s\u00e9curit\u00e9 indiquait par un signal l&rsquo;ouverture automatique des portes verrouill\u00e9es et affichait une carte des issues de secours disponibles via les t\u00e9-l\u00e9visions. La cour principale \u00e9tait situ\u00e9e \u00e0 cent m\u00e8tres. Le lieu de rassemblement, quand les autorit\u00e9s arriv\u00e8rent sur place, toutes les sorties \u00e9taient verrouill\u00e9es et prot\u00e9g\u00e9es. Les pompiers proc\u00e9daient au d\u00e9ploiement des lances \u00e0 eau. Des flammes sortaient par les fen\u00eatres, plusieurs heures s&rsquo;\u00e9coul\u00e8rent avant de pouvoir \u00e9teindre cet incendie. D&rsquo;apr\u00e8s les enqu\u00eateurs, le feu \u00e9tait criminel. Une personne aurait volontairement cass\u00e9 une des vitres, pour y jeter un bidon avec de l&rsquo;essence \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur. Une cigarette aurait d\u00e9clench\u00e9 le d\u00e9part du feu, des vieux livres entrepos\u00e9s l&rsquo;auraient aliment\u00e9. Apr\u00e8s la mise en s\u00fbret\u00e9 de l&rsquo;\u00e9tablissement, tous les patients devaient regagner leurs chambres res-pectives. Tous les membres du personnel m\u00e9dical \u00e9taient dans l&rsquo;obligation de v\u00e9rifier la pr\u00e9sence de tous les patients. Vingt-trois heures : une nouvelle alarme, quelqu&rsquo;un se serait \u00e9chapp\u00e9&#8230;<\/p>\n<p>La suite du rapport d&rsquo;incident de l&rsquo;incendie est effac\u00e9e. Le dossier Cinq cent Vingt est intitul\u00e9 H\u00e9l\u00e9na Folsk. Je commence \u00e0 soup\u00e7onner que la disparition d\u2019H\u00e9l\u00e9na a \u00e9t\u00e9 invent\u00e9e de toutes pi\u00e8ces. Faire croire pendant plusieurs ann\u00e9es qu&rsquo;elle \u00e9tait morte&#8230; il reste un document \u00e0 lire, dans une enveloppe scell\u00e9e. Mais quelqu&rsquo;un l&rsquo;a ouverte. Elle lui \u00e9tait adress\u00e9e. Sur le dos, le nom de l&rsquo;exp\u00e9diteur, Logan Hoverwood.<\/p>\n<p>\u00ab Ch\u00e8re H\u00e9l\u00e9na, depuis des ann\u00e9es maintenant, je souhaite ta mort. Nous \u00e9tions un couple, aujourd&rsquo;hui nous ne sommes plus rien. Tu as trahi ma confiance en ayant une relation avec cet homme l&rsquo;autre soir. Tu ne verras plus tes enfants, tu peux faire une croix sur eux. Pourtant ils me parlent souvent de toi, mais je leur explique que tu es morte dans un accident. Aujourd&rsquo;hui, je suis le seul responsable. Ne t&rsquo;en fais pas, je prendrai soin d&rsquo;eux. Sache une chose, si tu sors un jour de cet institut, fais attention \u00e0 toi. Un drame pourrait arriver. Sois prudente, et regarde toujours derri\u00e8re toi&#8230; Je ne sais pas ce que tu trafiques avec mon fr\u00e8re mais sache que je suis au courant, que tu le vois souvent en ce moment. Mes derniers mots ne vont pas te plaire, mais je me suis permis de vider les comptes. Tu te d\u00e9brouilles pour t&rsquo;en sortir, tu sais tr\u00e8s bien profiter de l&rsquo;argent des autres. Tu profiteras de l&rsquo;argent de mon cher fr\u00e8re Michael &#8230; \u00bb<\/p>\n<p>Son mari porte des menaces \u00e9crites envers sa femme, il est mort juste devant moi quelques heures auparavant. Je regarde le t\u00e9l\u00e9phone, il reste Dix-Huit Heures avant la fermeture automatique des portes. La conclusion qui s\u2019impose, c\u2019est qu\u2019H\u00e9l\u00e9na n&rsquo;est pas morte. Elle aurait sauvagement assassin\u00e9 son mari ? Je ne peux le certifier, je n&rsquo;ai aucune preuve r\u00e9elle. Je peux \u00e9galement supposer qu&rsquo;elle m&rsquo;aurait envoy\u00e9 cet e-mail, ainsi que les appels que j&rsquo;ai pu recevoir chez moi, il y a deux jours. La vid\u00e9o que j&rsquo;ai pu visionner au motel \u00e9tait la preuve de l\u2019implication de Logan dans le meurtre de sa femme. Un brouillage de pistes exceptionnel !<\/p>\n<p>Mais o\u00f9 est-elle ? Je vais devoir partir \u00e0 sa recherche. J&rsquo;entends quelqu&rsquo;un descendre les escaliers de la salle des archives. Je me cache derri\u00e8re un rayon o\u00f9 sont class\u00e9s les dossiers. Cette personne est l\u00e0, avec sa cape sur le dos.<br \/>\u00ab Je sais que tu es l\u00e0 Josh Hammer, je t&rsquo;ai long-temps observ\u00e9 depuis les cam\u00e9ras\u2026 \u00bb<br \/>Cette personne inconnue enl\u00e8ve son masque.<br \/>\u00ab Tous les secrets que tu as d\u00e9couverts resteront enterr\u00e9s ici \u00e0 jamais, et tu ne pourras pas t&rsquo;enfuir\u2026 \u00bb<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Cette femme \u00e9tait dangereuse pour la soci\u00e9t\u00e9. Elle \u00e9tait tomb\u00e9e dans le cercle vicieux de la drogue et de l&rsquo;alcool, depuis que son mari avait obtenu la garde de ses enfants. Chaque jour, la police la r\u00e9cup\u00e9rait au bord de la route, ivre morte, et sous l&#8217;emprise de l\u2019h\u00e9ro\u00efne. 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