{"id":161,"date":"2019-02-01T07:05:15","date_gmt":"2019-02-01T06:05:15","guid":{"rendered":"http:\/\/joshhammerlj.com\/?p=161"},"modified":"2025-03-27T21:48:41","modified_gmt":"2025-03-27T20:48:41","slug":"la-disparition-etrange-dhelena-folsk-partie-6","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/joshhammerlj.com\/?p=161","title":{"rendered":"La disparition \u00e9trange d\u2019H\u00e9l\u00e9na Folsk \u2013 Partie 6"},"content":{"rendered":"<p>H\u00e9l\u00e9na Folsk, cette disparition est bidon. Elle n\u2019est pas morte, elle est l\u00e0 juste devant moi. Elle tient des explosifs dans la main, les pose le long du mur. Je recule dans le fond, une d\u00e9tonation, des blocs de b\u00e9ton s&rsquo;\u00e9croulent. La sortie est bloqu\u00e9e, il me reste une seule issue, les conduits d&rsquo;a\u00e9ration. J&rsquo;ouvre la trappe et je me faufile dans le conduit. Il est \u00e9troit, j&rsquo;\u00e9touffe et je n&rsquo;arrive pas \u00e0 respirer. Je prends le t\u00e9l\u00e9phone dans ma poche, il reste douze heures. J&rsquo;active la lampe, il fait noir. Je dois monter pour escalader le conduit. Je suis \u00e0 environ trois m\u00e8tres du sol, si je tombe je risque de m&rsquo;\u00e9craser et de me tuer. Les parois grincent, la r\u00e9sistance du conduit est affaiblie par le poids de mon corps. Mes mains atteignent le haut, la trappe est verrouill\u00e9e. Je dois faire demi-tour, je me hisse et redescends pour me retrouver les pieds dans l\u2019eau. L&rsquo;explosion a d\u00e9truit les canalisations. Aucune issue, je suis coinc\u00e9 dans le conduit. La pi\u00e8ce est submerg\u00e9e, je tape, ma force n&rsquo;est pas suffisante pour faire c\u00e9der la trappe juste au-dessus de moi. Le froid, les derni\u00e8res secondes, toute ma vie d\u00e9file devant mes yeux. Je pense \u00e0 tous ces moments, \u00e0 ma famille, \u00e0 mes amis. C&rsquo;est la fin, je respire une derni\u00e8re fois, ma t\u00eate est compl\u00e8tement sous l\u2019eau. Mes yeux se ferment, je me laisse porter. Mes mains, mes jambes se d\u00e9contractent. Une sensation de picotement, je commence \u00e0 m&rsquo;\u00e9teindre&#8230;<br \/>\n\u00ab Vous avez \u00e9chou\u00e9 Josh&#8230; vous avez d\u00e9couvert toute mon histoire. Mais aujourd&rsquo;hui vous faites partie de l&rsquo;autre monde. \u00bb<br \/>\nH\u00e9l\u00e9na &#8230; ? Elle est devant moi. Je suis dans une chambre, assis sur une chaise. Ce lit est magnifique, il y a des posters accroch\u00e9s sur les murs. Toutes ces fleurs, l&rsquo;air que je respire est sain. O\u00f9 suis-je ? Elle s&rsquo;approche, me regarde&#8230; Ses yeux ne sont pas normaux, ils sont tout blancs. J&rsquo;ai l&rsquo;impression qu&rsquo;elle est endormie. J\u2019entends une musique connue. C\u2019est un air qu\u2019elle chantait \u00e9tant jeune. Son premier succ\u00e8s, le d\u00e9but de sa carri\u00e8re.<br \/>\n\u00ab Prenez ma main, vous avez une mission \u00e0 accom-plir&#8230; \u00bb<\/p>\n<p>Je suis aspir\u00e9, le conduit d&rsquo;a\u00e9ration vient de c\u00e9der face \u00e0 la pression de l&rsquo;eau. Je suis dans les \u00e9gouts, mes v\u00eatements sont tremp\u00e9s. Je dois continuer d\u2019avancer, les rats sont nombreux, ils g\u00e9missent. Ils ont peur, ma pr\u00e9sence les inqui\u00e8te. J\u2019arrive devant une \u00e9chelle, qui donne acc\u00e8s \u00e0 la salle des machines. Le g\u00e9n\u00e9rateur est toujours en fonctionnement, quelqu\u2019un l\u2019alimente gr\u00e2ce \u00e0 de l\u2019essence. Des bidons sont pos\u00e9s juste \u00e0 c\u00f4-t\u00e9. Les escaliers me permettent d\u2019acc\u00e9der au hall prin-cipal, les pancartes indiquent la direction \u00e0 suivre. Je dois atteindre le terminal de s\u00e9curit\u00e9 qui me permettra d\u2019ouvrir les portes qui me m\u00e8neront vers l\u2019ext\u00e9rieur de l\u2019\u00e9tablissement.<\/p>\n<p>J\u2019entends toujours la voix de cette femme, elle est au premier \u00e9tage. Elle chante, cela raisonne, elle tient quelque chose dans la main. Elle est trop haute, inaccessible, H\u00e9l\u00e9na est de retour. Cinq minutes s\u2019\u00e9coulent, je ne bouge plus, je la contemple.<br \/>\n\u00ab Attention ! Verrouillage des portes de s\u00e9curit\u00e9 dans trois heures et cinquante-six minutes. \u00bb<br \/>\nUne feuille en papier s\u2019envole, elle se pose juste \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de moi. Des inscriptions aux feutres noirs sont visibles : \u00ab Je te donne rendez-vous, l\u00e0 o\u00f9 tout a commenc\u00e9 \u00bb. Sa maison, le commencement. Je hurle son pr\u00e9nom, elle s\u2019enfuit&#8230;<\/p>\n<p>Le terminal est en veille, il me demande le mot de passe de d\u00e9verrouillage. Une phrase indique qu\u2019il faut inscrire l\u2019ann\u00e9e de naissance du premier enfant d\u2019H\u00e9l\u00e9na. Avec toutes les informations dont je dispose, cette date m\u2019est connue. Deux mille treize, elle l\u2019avait annonc\u00e9e le jour de son mariage. Je la saisis, le code est accept\u00e9. Je ressens des vibrations, le sol tremble. Des pierres s\u2019\u00e9croulent. Les murs se fissurent, la fin est proche. Je cours, les lumi\u00e8res s\u2019\u00e9teignent une par une. Des trous se forment, j\u2019aper\u00e7ois l\u2019\u00e9tage inf\u00e9rieur. L\u2019effondrement de l\u2019h\u00f4pital psychiatrique est imminent. J\u2019aper\u00e7ois la lumi\u00e8re de l\u2019ext\u00e9rieur qui traverse les fen\u00eatres, le soleil, il fait beau dehors. Des plaques m\u00e9talliques descendent, bloquant les acc\u00e8s vers l\u2019ext\u00e9rieur. Il ne me reste que quelques minutes. J\u2019esp\u00e8re qu\u2019aucune personne n\u2019est pr\u00e9sente, elle risquerait d\u2019\u00eatre enferm\u00e9e \u00e0 tout jamais ici. Les portes commencent \u00e0 se refermer. Je me jette au sol, je glisse. Ma t\u00eate fr\u00f4le la partie m\u00e9tallique du m\u00e9canisme, mes jambes sont dehors. Mon pantalon, il est accroch\u00e9. Je vais devoir l\u2019arracher, je suis \u00e0 deux doigts de me faire d\u00e9capiter&#8230; Je tire de toutes mes forces, il craque. J\u2019atterris, les mains en avant, dans la terre.<\/p>\n<p>Je suis sorti de justesse, sans aucun effet personnel. L\u2019entr\u00e9e de l\u2019h\u00f4pital est bloqu\u00e9e, l\u2019\u00e9boulement a fait des d\u00e9g\u00e2ts. Une voiture est gar\u00e9e \u00e0 quelques m\u00e8tres. La fen\u00eatre est ouverte, les cl\u00e9s ne sont pas sur le contact. Je fouille la bo\u00eete \u00e0 gants, je ne trouve rien, hormis les papiers du v\u00e9hicule. Je regarde sur la banquette arri\u00e8re, derri\u00e8re le pare-soleil, dans le coffre, elles ne sont pas l\u00e0.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s avoir regard\u00e9 partout dans toute la voiture, j\u2019aper\u00e7ois une maisonnette en bois. Les lumi\u00e8res sont rest\u00e9es allum\u00e9es \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur et de la fum\u00e9e s\u2019\u00e9chappe de la chemin\u00e9e. Un petit \u00e9criteau indique : \u00ab Hard-woods house \u00bb. C\u2019est probablement le nom des occupants.<\/p>\n<p>Je frappe \u00e0 la porte, trois petits coups. Personne ne r\u00e9pond, ils ont d\u00fb s\u2019absenter. J\u2019ouvre, des bougies sont allum\u00e9es sur la table. Deux assiettes sont install\u00e9es, les couverts ainsi qu\u2019une jolie rose dans un vase au centre. Une photo est pos\u00e9e sur le bord de la table, il s\u2019agit d\u2019un couple \u00e2g\u00e9, ils ont environ soixante-dix ans avec des cheveux grisonnants, le mari doit \u00eatre un passionn\u00e9 de chasse, il tient dans la main un fusil.<\/p>\n<p>Il y a des animaux empaill\u00e9s, c\u2019est la seule chose que l\u2019on peut apercevoir. La t\u00eate d\u2019un cerf, un aigle noir, une d\u00e9coration sinistre. Ces animaux ne m\u00e9ritent pas autant de souffrance de la part des humains. Un carillon d\u2019autrefois, il est magnifique, il ne fonctionne plus, les aiguilles sont toutes les deux bloqu\u00e9es sur le chiffre douze. Il doit valoir une petite fortune aujourd\u2019hui, mes parents sont fans, cela me rappelle ma jeunesse. Je regarde dans les tiroirs, beaucoup de documents, rien d\u2019int\u00e9ressant. La chambre \u00e0 coucher, les draps sont en d\u00e9sordre, le lit n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 refait. Une petite table de nuit, le r\u00e9veil fonctionne, il est dix-huit heures. Les cl\u00e9s sont pos\u00e9es dessus, je vais pouvoir emprunter la voiture. Le t\u00e9l\u00e9phone fixe ne fonctionne pas. Je peux oublier le taxi. Je laisse mes coordonn\u00e9es sur un bloc note, mon adresse personnelle et mon nu-m\u00e9ro de t\u00e9l\u00e9phone. La salle de bain est entrouverte, des gouttes tombent du plafond. Du sang frais, des t\u00e2ches sur la moquette. Le cadavre d\u2019un animal sus-pendu qui se vide de son sang, il a la gorge ouverte. Le couteau est pos\u00e9 sur le lavabo. Les mouches volent dans toute la pi\u00e8ce, les vers grouillent sur son corps. Je claque la porte et quitte imm\u00e9diatement ce lieu d\u00e9go\u00fb-tant. Je d\u00e9marre la voiture, j\u2019emprunte le chemin en terre. Apr\u00e8s avoir parcouru quelques m\u00e8tres, une femme se jette sur la voiture, je freine. Elle a les mains rouges, elle s\u2019\u00e9croule sur le capot. La vieille femme du motel, que fait-elle ici ? J\u2019attrape ses mains, j\u2019examine son pouls, il est faible. Une nouvelle personne qui va dispara\u00eetre. Elle essaye de me parler, quelqu\u2019un lui a coup\u00e9 la langue pour la faire taire. Son visage est p\u00e2le, elle est terrifi\u00e9e. Sa respiration est de plus en plus lente, elle dirige son doigt en direction d\u2019un arbre dans la for\u00eat, ses yeux se ferment. Elle est morte.<\/p>\n<p>Cet arbre me semble normal, sur une des branches, des cheveux arrach\u00e9s. Des cheveux longs, blonds, et un morceau de tissu. Je suis les traces de pas, le vent se l\u00e8ve. Tout \u00e0 coup, mon pied se coince, bloqu\u00e9. Un pi\u00e8ge ! Un morceau de ferraille l\u2019a transperc\u00e9. La souffrance, je hurle \u00e0 la mort, quelqu\u2019un, cach\u00e9 derri\u00e8re un buisson, est entrain de m\u2019observer. Je me d\u00e9bats, et le fermoir m\u2019emp\u00eache de me lib\u00e9rer. Mes yeux se bloquent sur cet arbre, je n&rsquo;avais pas vu. Cette femme elle me montrait bien quelque chose. Une \u00e9criture en rouge : \u00ab The Devil is back \u00bb, le diable est de retour&#8230;<\/p>\n<p><strong>Pour d\u00e9couvrir la suite de l&rsquo;aventure, n&rsquo;h\u00e9sitez pas \u00e0 acheter le livre :<\/strong><\/p>\n<p><strong><a href=\"https:\/\/joshhammerlj.com\/?page_id=34\">https:\/\/joshhammerlj.com\/?page_id=34<\/a><\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>H\u00e9l\u00e9na Folsk, cette disparition est bidon. Elle n\u2019est pas morte, elle est l\u00e0 juste devant moi. Elle tient des explosifs dans la main, les pose le long du mur. Je recule dans le fond, une d\u00e9tonation, des blocs de b\u00e9ton s&rsquo;\u00e9croulent. La sortie est bloqu\u00e9e, il me reste une seule [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":163,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[5],"tags":[],"class_list":{"0":"post-161","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","6":"hentry","7":"category-la-disparition-etrange-dhelena-folsk","9":"post-with-thumbnail","10":"post-with-thumbnail-icon"},"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/joshhammerlj.com\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/abandoned-factory-1513200_1920.jpg","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/joshhammerlj.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/161","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/joshhammerlj.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/joshhammerlj.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/joshhammerlj.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/joshhammerlj.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=161"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/joshhammerlj.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/161\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":307,"href":"https:\/\/joshhammerlj.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/161\/revisions\/307"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/joshhammerlj.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/163"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/joshhammerlj.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=161"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/joshhammerlj.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=161"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/joshhammerlj.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=161"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}